Chez les hommes de plus de 50 ans, la prostate peut grossir et entraîner des troubles urinaires gênants, tels qu’un jet d’urine faible, des envies fréquentes d’uriner et la sensation de ne pas vider complètement la vessie. Au Canada, les traitements possibles pour soulager les gênes consistent en des médicaments, au Rezūm à la vapeur d’eau ou à la résection transurétrale de la prostate (RTUP). Leur choix dépend de l’intensité des symptômes et de la taille de la prostate, afin d’améliorer le confort quotidien et la qualité de vie.
Le diagnostic d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est posé aux Cliniques Marois à partir d’une évaluation complète. Le médecin commence par recueillir les antécédents médicaux et détailler les symptômes urinaires, puis procède à un examen rectal pour estimer la taille de la prostate. Des examens complémentaires peuvent être réalisés selon les besoins : débitmétrie pour mesurer le flot urinaire, échographie pour évaluer le volume prostatique, cystoscopie pour inspecter l’intérieur de l’urètre et de la vessie, et bilan urodynamique pour analyser le fonctionnement de l’appareil urinaire.

Cette démarche permet de définir précisément le type et la gravité des symptômes, ainsi que leur impact sur la qualité de vie, des informations essentielles pour guider la prise de décision. Le traitement suit un principe de paliers, en commençant par les options les moins invasives, telles que les médicaments, afin de soulager les gênes tout en limitant les risques. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, des interventions plus directes, telles que le Rezūm à la vapeur d’eau ou le RTUP, peuvent être proposées. Cette approche progressive permet d’adapter le traitement à chaque patient, en tenant compte non seulement de la gravité des troubles, mais également de l’objectif principal : améliorer le confort quotidien et la qualité de vie.
Les médicaments sont le premier choix pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate, pour les symptômes légers à modérés et pour un volume prostatique modéré. Ils sont classés par :
Le traitement est simple et non invasif, sans hospitalisation. Les médicaments peuvent entraîner des effets secondaires, tels qu’une baisse de la tension, des troubles sexuels ou de la fatigue. Leur efficacité varie en fonction de la gravité de l’obstruction. Il est important de suivre régulièrement l’évolution des symptômes. Si les gênes persistent, un traitement plus direct peut être envisagé.
Le traitement Rezūm utilise une énergie thermique naturelle : la vapeur d’eau. Injectée directement dans le tissu prostatique qui bloque l’écoulement de l’urine, elle entraîne une réduction graduelle du volume de la prostate. Ce procédé ciblé permet de libérer le passage urinaire tout en préservant les tissus environnants.

La procédure est courte et se réalise en clinique, sous anesthésie locale. Elle dure généralement quelques minutes et le patient retourne chez lui le jour même. La récupération est rapide, avec un retour aux activités habituelles en peu de temps. Rezūm est une technique mini-invasive, à risques limités, avec peu de douleurs postopératoires et qui préserve la fonction sexuelle. Cette approche est idéale pour les hommes chez qui les médicaments ne suffisent pas, mais qui souhaitent éviter une chirurgie lourde.
Cette intervention chirurgicale est couramment pratiquée en milieu hospitalier. Elle consiste à retirer, par l’urètre, la portion de la prostate qui obstrue l’écoulement urinaire, sans incision externe. L’objectif est de libérer le canal urinaire et d’en améliorer le débit. Cette technique est généralement recommandée lorsque la prostate est volumineuse, que les symptômes urinaires sont importants ou qu’un traitement médicamenteux ou le Rezūm n’a pas donné de résultats probants. La RTUP demeure une référence grâce à son efficacité durable, largement étayée par des décennies d’études cliniques. Elle offre un soulagement notable et stable à la majorité des patients.
Toutefois, elle implique une hospitalisation courte et une période de récupération. Comme toute intervention, elle comporte des risques potentiels, mais minimes, tels que des troubles éjaculatoires, une incontinence transitoire ou une infection urinaire. Les évolutions technologiques ont permis d’accroître la précision et la sécurité de cette chirurgie. Il existe aujourd’hui plusieurs variantes de RTUP, incluant l’utilisation d’appareils différents ou de l’énergie laser selon la taille de la prostate.
Aux Cliniques Marois, le choix de la technique est individualisé en fonction du volume prostatique.
Pour aider à mieux situer les avantages et les limites de chaque option, le tableau ci-dessous met en parallèle les critères cliniques les plus pertinents dans le choix d’un traitement pour l’hypertrophie de la prostate.
| Critère | Médicaments | Rezūm | RTUP |
|---|---|---|---|
| Profil du patient | Symptômes légers à modérés, prostate de volume moyen, préférant une solution non invasive | Patients pour qui les médicaments ne suffisent pas et souhaitant éviter une chirurgie majeure | Prostate plus volumineuse, symptômes sévères, échec des options moins invasives |
| Intensité des symptômes | Légers à modérés | Modérés à sévères | Sévères ou résistants aux traitements précédents |
| Volume prostatique | Petit à moyen | Petit à moyen | Moyen à volumineux |
| Récupération attendue | Rapide, traitement ambulatoire | Rapide, retour aux activités en quelques jours | Plus longue, hospitalisation et période de repos nécessaires |
| Tolérance aux risques | Effets secondaires possibles, mais limités | Risques faibles et transitoires | Risques chirurgicaux plus élevés (saignements, troubles éjaculatoires), mais efficacité maximale |
Le choix du traitement optimal dépend toujours d’un bilan personnalisé réalisé par l’urologue des Cliniques Marois à Montréal, sur la Rive-Sud, à Joliette, dans le Grand Montréal, à Laval et à Québec. Ce bilan prend en compte la santé générale, le volume de la prostate et les attentes du patient pour déterminer l’approche la plus adaptée.